Cours de flood
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 Ma Candidature au Concours.

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vodka.
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Fiche
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3 mots pour vous décrire: Vingt et un.

MessageSujet: Ma Candidature au Concours.   Mar 24 Nov - 4:43

Voici ma candidature =) Elle n'a pas de titre pour le moment.

  • Le mur où défilait des images de la dernière tournée au Japon de Stefani se leva. Nous fîmes quelques pas coordonnés en avant. J'avais une confiance absolue en ma partenaire, néanmoins j'avais un trac pas possible. Mon rêve se réalisait. Maintenant. Il fallait que j'en profite, car dans quelques heures, ce passage ne serait plus qu'un souvenir. Nous entonnâmes ensemble les premières paroles de la chanson, cette chanson que j'avais rabâchée pendant si longtemps dans ma douche, devant mon ordi, dans la rue, en classe, dans mon lit. Et voilà que je la chantais devant tout le public que pouvait contenir l'Astoria. Je continuais à effectuer la chorégraphie que l'on avait répétées de si nombreuses fois ensemble, Stefani et moi. Trois pas sur la gauche, mouvement du bassin. Fuite vers l'arrière, main posée sur le mur mouvant, l'enlever avant de se faire écraser les doigts. Bond en l'air, lever de jambe ... AWW ! Une crampe ! Je continue comme si de rien n'était, à part un petit trémolo dans la voix. C'est la fin de la choré ... Je salue avec ma meilleure amie. Puis, vite, on fuit vers les coulisses pour nous changer en vue de la prochaine chorégraphie. On a un temps de 3 minutes exactement pour enfiler des robes moulantes et serrées en latex. Oh, et puis zut, pas le temps d'enfiler mes chaussures, j'irai pieds nus. Le chorégraphe m'enguirlande. Tant pis ! J'y vais pieds nus, point. Je n'ai de toutes manière pas le temps de trouver les chaussures à talons que les designers m'avaient préparés, sur mesure évidemment. Puis, je n'ai pas très bien saisi ce qui m'arriva : Une irrépressible envie de vomir, sans doute due au trac, me monta dans la gorge ; Je ne me retins pas, et splöt : Une belle flaque sur le parquet ciré du vestiaire privé que nous partagions, Stefani et moi. Je me jurai de ne plus retoucher au mélange caviar / whisky avant ma guérison. Avec Stefani nous avions l’habitude de goûter à des plats de notre composition … Puis, je faillis m'évanouir. Je fis deux pas maladroits en direction du somptueux fauteuil en velours qui se trouvait dans un coin de la loge, mais m'effondrai avant d'avoir pu l'atteindre. Je sentis des mains douces mais froides me tirer ... Stefani. Elle n'aurait pas pu monter sur scène sans moi, quitte à faire foirer le concert. *Une vraie amie ne me laissera jamais tomber ... Stefani !* Elle m'avait justement lâchée. J'atterris lourdement sur le plancher. Il faut dire aussi que je ne suis pas très légère non plus … Je sentis que l’on me posait sur une civière … Des lumières tournoyantes … Une sirène … Noir.

  • Avant tout cela, j’étais une fille normale, blanche comme dirait Coluche. J’avais de longs cheveux noirs, des yeux étrangement colorés : orange autour de l’iris, bleu clair à l’intérieur, et entourés d’un cercle gris. J’avais des ongles longs, très longs, et des courbes généreuses pile là où il fallait. Je n’étais pas la plus populaire au collège, je me contentais d’une bouche-trou qui me collait, et me soûlait, d’ailleurs. Je n’étais pas très sentimentale, pour ne pas dire presque insensible. Je me fichais bien de blesser les gens en leur disant la vérité. Je m’étais déjà battue, et pris des heures de retenue par la même occasion.
    Maintenant, ma meilleure amie avait 11 ans de plus que moi et elle était internationalement connue … Et moi aussi, du coup.
    Et toute cette monotonie avait changé grâce (ou à cause ?) d’un malheureux concours trouvé par hasard sur Internet. A cette époque-là, j’étais une grande fan d’une chanteuse que vous connaissez peut-être : Stefani Joanne Germanotta, alias Lady Gaga. Ce concours, donc, permettait de gagner une interview en face-à-face avec elle. Comme toute groupie, j’y ai participé, sans grand espoir. J’ai pourtant reçu un e-mail la semaine suivante me félicitant d’avoir remporté le tirage au sort. Vous n’imaginez alors pas la joie qui s’est emparée de moi. Un mois plus tard, j’ai cru halluciner en voyant mon idole débarquer chez moi, vêtue d’un justaucorps couleur chair comme toujours, encadrée par deux gorilles servant de gardes du corps.
    - Miss Gina, I presume ? » avait-elle alors demandé de sa voix plutôt grave. J’avais viré au rouge coquelicot, en murmurant un « Euh … Yes … » timide. J’avais passé les 30 derniers jours à rédiger, traduire et apprendre les questions que j’allais lui poser. Eh bien là, tout est sorti de ma tête pour descendre jusqu’aux talons. J’étais soulagée d’avoir noté mes questions.
    - Follow me, please », avais-je alors susurré à l’intention de la star. Je me sentais ridicule, dans mon minuscule appartement en désordre. Mais j’étais rassurée de savoir qu’elle vivait principalement dans un petit studio à New York, pas plus grand que le mien. Ma mère, à côté, dévisageait les gardes du corps musclés, méfiante, craignant à tout instant de se faire agresser par l’un d’eux. Je me dirigeai en titubant vers ma chambre, le seul endroit proprement rangé et aussi la source de technologie (enfin, la technologie d’il y a moins de 20 ans …) de l’appartement. Les gorilles décidèrent de rester dans le salon, pour tenir compagnie à ma mère qui n’était guère rassurée d’être seule avec deux hommes qui avaient le parfait profil de boxeurs. Nous nous assîmes sur mon lit, puis nous nous fixâmes, les yeux dans les yeux, pendant une bonne minute. Puis, elle prit la parole et fit :
    - Your eyes … I like the colour of your eyes.
    - Euh … Thanks. Strange, isn't it ? » avais-je tenté, hésitante et peu sûre de moi. (Je vais vous traduire directement le dialogue sinon on va pas s’en sortir)
    - Peut-être, mais j’aime bien quand même … Tu es française, non ?
    - Oui … Bon, alors, cette interview.
    - Quand tu veux.

  • Je lui avais alors posé mes questions.
    Elle ne se désintéressa pas une seule seconde à mes questions, contrairement à ce que je m’étais imaginé, et rit même à quelques blagues. Il faut dire que moi non plus, je ne m’ennuyais pas. J’étais en train de réaliser un de mes rêves les plus chers : Parler à Lady Gaga … Et le meilleur, c’était qu’elle s’intéressait à moi. A la fin de l’interview, elle me posa une question dont je me souviendrai toute ma vie.
    - Pourrais-tu me chanter la chanson « Paparazzi » ?
    - Euh … Pourquoi ? » A ce moment-là, je m’en voulus d’avoir posé cette question idiote. J’aurais dû obéir, pour une fois, au lieu de l’interroger.
    - Pour voir ce que tu vaux en chant. » avait-elle alors répondu, sans doute lasse de répondre à toutes mes questions, sur un ton sec, comme si c’était une évidence. D’ailleurs, c’en était une. Je me raclai la gorge, et entonnai cet air que je ne connaissais que trop bien. Ma performance dut lui plaire, car elle me demanda de chanter deux autres de ses cartons, Just Dance et Eh, Eh. Ce qui ne fut pas un problème pour moi : Je les avait tellement répétées, ces paroles, qu’elles sortaient toutes seules de ma bouche, accompagnées par la chanson originale, automatiquement. Lady Gaga chanta en canon avec moi, ajoutant quelques petites touches personnelles. Je soupçonne ma mère d’avoir occupé les gorilles pour venir écouter à la porte de ma chambre, car des bruits de pas indiscrets se firent entendre dans le couloir. Ou alors était-ce simplement un garde du corps venu se soulager. Je nageais en plein bonheur … Cependant … Nous étions trop différentes, Gaga et moi. Elle était américaine, moi française. Elle avait 23 ans, j’en avais 12. Elle n’avait pas peur du public, j’en avais une peur bleue. Elle avait commencé le piano à 6 ans, je n’avais jamais touché à un instrument de musique hormis la flûte à bec dont on nous apprenait le mode d’emploi en cours. Je n’en avais fait qu’un an, le ministère ayant décidé que la flûte n’était « qu’un pipeau qui casse les oreilles ». De plus, j’étais Mickey, comparée à une femme qui avait 16 ans de musique derrière elle. Je n’avais jamais suivi de cours de chant, néanmoins mes amies me félicitaient de ma belle voix ; Je n’y avais jamais franchement cru jusqu’à maintenant. Mon invitée se leva, fit le tour de la pièce sous mon regard attentif. Elle était mi-ravissante, mi-ridicule, avec son énorme nœud-papillon de cheveux sur la tête. Elle était vêtue de son sempiternel justaucorps couleur chair, une petite veste en simili-cuir blanc par-dessus. En bas, rien. Elle se baladait les jambes à l’air, mais cela ne semblait pas la déranger. Pour l’occasion, elle s’était fait une teinture violet pâle sur quelques mèches. Ou plutôt, elle avait fait une teinture à sa perruque. Je voulus lui demander combien elle en avait dans sa garde-robe, mais cette question aurait été indiscrète, surtout pour une star aussi connue … Si le monde entier savait qu’elle stockait un nombre hallucinant de faux cheveux blonds dans son armoire, elle perdrait toute sa crédibilité. Je serais prête à parier que la moitié de ses fans croient, ou plutôt veulent croire, qu’elle avait des véritables cheveux blond pâle. Elle fit le tour de ma chambre, examina chaque recoin de la pièce pendant deux bonnes minutes. Je commençai à m’impatienter, quand elle se retourna vers moi, puis posa ses mains sur ses hanches.
    - Elle est géniale, ta chambre. C’est toi qui l’as organisée ? Bon, prépare ta valise, on part à Londres, je t’embarque pour ma tournée. » fit-elle sans attendre ma réponse. Comme je restai sans réaction, le souffle coupé, elle ajouta avec un clin d’œil :
    - Ne t’inquiète pas, je ne te kidnappe pas, je demande à ta mère pendant que tu prépares tes affaires.
    - Mais elle ne va jamais accepter !
    - Même avec 2 000 000 de dollars sous le nez ?
    - Euh, je n’en sais rien … Si elle tient à venir, elle peut ? Parce que je crois que même pour mille millions, elle ne voudra jamais me laisser seule. » Comme je m’attendais à un commentaire, je terminai ma phrase : « Oui, je sais. C’est la pire mère poule au monde, je crois ! » Nous rîmes ensemble, puis elle me promit que si elle voulait venir, elle serait la bienvenue. Je me mis alors à fouiller dans ma grande armoire, espérant trouver un t-shirt crédible. Je rattrapai Lady qui passait le pas de la porte.
    - Ah oui et au fait … Il me faudra un nouveau jean, car je n’en ai qu’un et il n’est pas de nouvelle fraîcheur …
    - Pas de souci, honey », me fit-elle avec un large sourire, rêvant déjà à la partie de shopping qu’on allait se payer toutes les deux à Londres. Je dois avouer que moi aussi, je salivai à cette idée. Cela faisait des lustres que je n’avais pas pu faire de folies, ma tirelire se trouvant désespérément vide. Puis je la laissai aller convaincre ma mère, me demandant comment j’allais pouvoir remplir mon énorme valise. Une fois bourrée à ras bord de pyjamas, chemises de nuit, sous-vêtement et accessoirement de t-shirts (pas mon jean bande d’abrutis, faut bien que j’ai quelque chose sur les fesses puisque j’en ai qu’un >.<) et de jupes, ce qui était un peu idiot puisque je n’en ai pas mis une depuis mes quatre ans. De toutes manières j’exigerai une tenue complète pour le concert. Sur mesure, et à mes goûts. Tout à coup, j’entendis un bruit de papier froissé dans le salon. Je collai mon oreille à la porte et entendis des bribes de la conversation qu’avaient ma mère et mon idole :
    - Votre fille est douée en anglais. De plus, elle chante comme une déesse. » Je rougis, flattée par le compliment qu’on m’avait assez souvent fait, pourtant. Sortant de la bouche de quelqu’un de connu, ça fait toujours un effet bœuf.
    - Mais même ! » s’entêtait ma mère. « Elle est trop jeune pour … Pour vous, et pour plein d’autres choses ! » Là, je compris les sous-entendus de ma mère. Il était vrai que Lady Gaga était prête à tout pour faire parler d’elle, même au pire …
    - Elle sera toujours protégée par quelqu’un », avait garanti la star. C’était dur de ne pas y croire, vu comme elle était arrivée en plein cœur de Dijon, cette ville de 150 000 habitants, entourée de deux armoires à glace. Qu’est-ce que ça devait être en plein cœur de New York, Chicago ou Los Angeles ! Je crois que cet argument dut convaincre ma mère, puisque j’entendis de nouveau le papier froissé. J’en déduis que c’étaient des dollars. Puis, je retirai vivement ma tête de la porte, car j’entendis des bruits de pas. Quelques secondes plus tard, ma mère et la star entrèrent dans la pièce, leur visage orné d’un sourire radieux. La conclusion que j’en tirai me fit sourire aussi, et quand Lady Gaga m’apprit que nous partions à Londres le lendemain, je ne fus pas plus surprise que si l’on m’avait dit que 1 et 1 faisaient 2. Quand fut venu le moment pour ma nouvelle camarade de s’en aller, il était 19h, et aucun préparatif n’était fait pour le lendemain ! Et l’avion partait à 8h.

  • - Nous voici arrivées, Gina ! » s’exclama Stefani. Elle m’avait autorisée à l’appeler ainsi, maintenant qu’on partageait un concert. On était en plein cœur de Londres, à présent, et il pleuvait à seaux. Stefani s’arrêta, et s’exclama en se tapant le front :
    - Eh mais … Il te faut un nom de scène ! Tu en as un sous la main ? …
    - Euh … Vodka ? » hasardai-je.
    - Non, trop courant.
    - Miss Gina ?
    - Trop simple. » C’est qu’elle allait finir par me décourager !
    - Ah ! Je sais !
    - Ben, dis-le.
    - Hija de la Luna. » Ce nom dut lui faire effet, car un large sourire s’étira sur ses lèvres.
    - Hija de la Luna … » répéta-t-elle, comme une nouille. « Oui … Ca me plaît. »
    - Tu m’en vois ravie. Maintenant, direction l’hôtel avant que l’on se fasse sauter dessus par les journalistes ! » fis-je en voyant les passants s’arrêter pour nous examiner. Stef approuva d’un signe de la tête, puis elle rabattit sa capuche blanche sur sa tête. On se mit à marcher d’un pas rapide, espérant échapper à la pluie, sans un mot. Arrivées à l’hôtel (si le grade 9 étoiles existait, je l’aurais accordé à cet établissement), nous pûmes enfin bavarder. L’hôtesse qui se trouvait à l’accueil se décrocha presque la mâchoire en souriant à la vue de celle qui, pour elle, était Lady Gaga. Elle n’eut pas besoin de lui demander son nom, elle lui remit directement la clef de sa chambre.
    - Welcome, miss Gaga ! » fit-elle sur un ton enjoué. « And you are ? … » continua-t-elle à mon intention.
    - Hija de la Luna », fis-je avec l’accent espagnol, fière de mon surnom.
    - Your real name, poor pear ! » cracha-t-elle hostilement. Cela lui valut un regard noir de la part de Stefani.
    - I’m Gina … Gina Favria », fis-je en la fixant avec mépris. « Now, good bye ! » rajoutai-je en tournant les talons, dédaigneuse. Nous prîmes l’ascenseur. Je crois qu’il y a bien des gens qui seraient heureux d’habiter dans cet ascenseur : Moquette léopard, parois de marbre, boutons d’ivoire, sans compter la place d’y caser un élevage de rottweilers. Arrivées au 7ème étage, nous posâmes nos valises à côté du lit à baldaquin 4 places. Stefani se changea intégralement, et comme elle est connue pour sa pudeur (…) elle n’hésita pas à se changer devant moi. Je détournai le regard pendant quelques instants, puis quand elle eut terminé, on s’assit sur le lit pour papoter un peu. Il n’était que 11h du matin, pourtant j’étais aussi fatiguée que si je n’avais pas dormi de la nuit. Ce qui est en partie vrai : J’était tellement excitée par la perspective de prendre l’avion en compagnie de celle qui était pour moi la meilleure chanteuse au monde que j’en avais oublié de m’assoupir. Elle finit par parler toute seule, car moi j’avais les yeux dans le vide, en train de pioncer à moitié. Quand elle se leva, je fis automatiquement de même, l’esprit toujours embrumé. Les molosses nous attendaient de l’autre côté de la porte blindée de notre chambre. Ils nous suivirent en ville, où l’on dévalisa les magasins. Je dus repartir avec au moins 20 jeans, et une bonne cinquantaine de t-shirts. Maintenant, je compris le vrai sens de « faire les boutiques » ou « faire des folies » ! Stefani m’offrit aussi une dizaine de costumes de scène multicolores, noir et blanc, rouge, blanc pailleté. Mais la majorité des costumes était noire. Elle insista pour m’acheter des perruques, mais je résistai. Une fille aux cheveux couleur de jais, et une autre à la crinière d’un blanc cassé … Pourquoi pas, finalement ?

  • Nous rentrâmes les bras légers. Finalement, c’était les gorilles qui portaient les quelques 17 sacs remplis à ras bord. Ce fut la seule utilité que je leur trouvai. J’appris un peu par hasard qu’ils s’appelaient Jonathan et Sean. Arrivées à l’appartement, les paparazzis étaient presque pendus à la fenêtre, appareil photo en main. Non, en fait ils nous attendaient simplement devant la porte, pas moins harnachés. La nouvelle de notre amitié, Stefani et moi, avait fait du bruit, et la télévision locale avait planté la tente devant la porte, attendant notre retour avec impatience. Les pauvres, ils ont dû être déçus lorsqu’on est entrées sans leur accorder un regard, malgré leurs supplications, leurs questions et leurs agressions. On a délestés les agents de leurs bagages sans un remerciement, on les a laissés plantés devant l’entrée et on a claqué la porte bruyamment avant de la fermer à double tour avec chacun des verrous. Puis on descendit prendre notre dîner au restaurant de l’hôtel. Lui aussi aurait mérité 9 étoiles : Caviar accompagné d’une salade de légumes, sans parler du dessert … Je ne savais pas exactement de quoi il s’agissait, mais en tous cas c’était absolument succulent. Après ce repas somptueux, nous remontâmes dans notre chambre, nous changeâmes pour la nuit. Nous nous installâmes dans le grand lit confortable, puis nous endormîmes. Et le concert aura lieu dans une semaine … Je poussai un grand soupir de bien-être. Nous allions loger pendant une semaine dans cette suite … Puis je sombrai dans le sommeil.

  • Le lendemain fut peu mouvementé : A part les paparazzi qui nous ont réveillées en tambourinant à la porte, rien ne vint troubler notre journée. On était dimanche, en même temps.

  • Le lundi fut le premier jour de notre répétition : Nous nous rendîmes au studio afin d’apprendre la chorégraphie. N’ayant jamais fait de danse, je fis des étincelles : Les professeurs m’applaudirent même. Nous travaillâmes sur le design de mon nom. Nous optâmes finalement pour une écriture élégante et ornementée, avec laquelle les mots « Hija de la Luna » sonnait très bien. Je n’avais pas perdu cette journée : J’avais une jolie police pour mon nom, et je connaissais à peu près les mouvements de Paparazzi. Je m’endormis et me promis de ne pas me lever avant midi le lendemain.

  • Eh bien, raté, Stefani et moi-même nous fîmes réveiller de la même manière que le matin précédent. J’ai bien cru que la porte allait céder sous le poids des journalistes fous qui la forçaient … Il était à peine neuf heures du matin lorsque je fus prête à descendre pour déjeuner. Là encore, ils ne manquaient vraiment pas de ressource : Bacon, pain grillé, confiture, œufs au plat, haricots rouges, et même caviar. Décidément, on logeait dans un hôtel 10 étoiles ! Je ne voulus même pas savoir le montant du séjour. Je fis une tache sur mon haut décolleté, et Stefani me félicita en souriant pendant que je virais une fois de plus à l’écarlate. La porte était bloquée par des journalistes, encore et toujours. Ce coup-ci, Stef employa les grands moyens : Elle sortit un portable dernier cri de son sac à main, et composa le numéro de la réception. Rien qu’à entendre ce qu’elle disait au téléphone, on se rendait compte que les photographes polluaient fortement le long corridor. Les rares paparazzi coriaces ayant envie de se faire virer de l’hôtel à grands coups de pied bien placés se firent éjecter comme prévu. Nous remerciâmes chaleureusement le staff qui avait éliminé les intrus, puis regagnâmes notre chambre afin que je puisse me changer. Je choisis un t-shirt asymétrique turquoise avec des motifs zèbre. J’étais de plus en plus nerveuse au fur et à mesure que le concert approchait, et j’avais peur plus que tout du public. J’avais peur de faire une gaffe devant tout le monde, et qu’à chaque fois qu’on me voie on associe un bonnet d’âne … Stefani dut s’en apercevoir, car elle me fit :
    - Ne t’inquiète pas, Darling, on va s’en sortir. » Ca, je n’en étais pas aussi sûre qu’elle, mais elle avait dû donner tant de spectacles qu’elle ne devait plus prêter attention à la foule. Nous redescendîmes sans avoir affaire aux photographes, et nous nous fîmes la remarque, satisfaites. Cet après-midi là, je perfectionnai ma chorégraphie de Paparazzi, et commençai d’apprendre les pas de Just Dance. En revenant à l’hôtel, j’eus droit au regard noir de l’hôtesse qui m’a accueillie très (hem) chaleureusement à mon arrivée. Nous nous changeâmes, puis glissâmes dans le lit sans même prendre le temps de manger.

  • Le mardi matin fut le plus tranquille de la semaine. Nous nous réveillâmes en même temps vers midi. Nous manquions vraiment de sommeil, et cette nuit-là nous fut bénéfique à toutes les deux. Je commençais vraiment à m’attacher à Stefani, et j’avais l’impression que c’était réciproque. Mais malgré ça, je m’interdisais de me faire trop d’illusions, car je savais que l’on devrait se quitter après le spectacle. Nous nous habillâmes en vitesse, soucieuses de rater le bus devant nous emmener à la salle d’entraînement. Je terminai d’apprendre la chorégraphie de Just Dance et révisai les mouvements de Paparazzi. Stefani, bien évidemment, connaissait l’intégralité des pas de danse de toutes ses chansons, et n’était pas très indulgente dans ses critiques. Si bien qu’au bout de quelques « Tu n’es pas tout à fait dans le rythme », « Tu n’es pas très motivée ! », « Allez, bouge ton bassin, on ne sais même plus si tu en as un, à force de ne pas le remarquer », je faillis me décourager, mais l’équipe de professeurs me remotiva du mieux qu’elle put. L’entraînement se termina bien plus tard que les autres jours, mais j’étais sûre de connaître Paparazzi, Just Dance et LoveGame par cœur. Nous rentrâmes à l’hôtel, où l’agent de Stefani l’attendait pour discuter de certaines choses. Ils avaient l’air d’avoir des choses à se dire, car la conversation était plutôt animée. Mon amie me remit les clefs de la chambre, et je montai seule afin de me changer. Nous avions dîné dans un restaurant chic, nous n’étions donc pas attendues par le réfectoire luxueux du palace. Je m’étais habillée pour la nuit quand j’entendis une portière claquer bruyamment. Je me penchai par la fenêtre et vis une voiture démarrer pendant que Stefani marchait d’un pas rapide vers la porte d’entrée du palace. Quand je lui ouvris la porte, je vis que son mascara avait coulé. Je ne dis rien et allai m’asseoir sur le lit. Contre toute attente, je vis que le visage de mon amie était fendu d’un grand sourire radieux. Je n’eus pas besoin de me poser de questions, car elle vint me rejoindre sur le lit, me prit les épaules, me secoua comme un prunier et lâcha joyeusement :
    - Devine quoi ? Tu es acceptée pour le concert !
    - Parce qu’avant, je ne l’étais pas, peut-être ? » fis-je, mi-amusée, mi-étonnée.
    - En fait, je comptais t’incruster, car les organisateurs ne veulent que de moi, et de personne d’autre … Mais comme tes professeurs ont fait une gaffe en racontant les entraînements, mon agent s’est aperçu de ta présence. Il a trouvé que ça pouvait être une bonne idée, et finalement, on va rajouter ton nom sur l’affiche. » Elle se leva, me prit les mains et me tira pour que je fasse de même. Je me levai à peine qu’elle me fit tournoyer autour d’elle-même.
    - Tu tiens donc autant à moi ? » questionnai-je, curieuse.
    - Non, ce n’est pas le problème, mais ça m’aurait fait une mauvaise réputation, d’amener une inconnue au milieu d’un live important. » Là, je lui lâchai les mains. Je venais de retomber après avoir plané sur mon rêve. Vexée, je me rassis sur le matelas douillet, puis croisai les bras comme une jeune enfant et boudai en lui tournant le dos. Quelques minutes plus tard, quand je commençais à m’ennuyer, elle vint s’asseoir à côté de moi et me murmura :
    - Tu sais, je plaisantais. De la mauvaise réputation, j’en ai déjà, et puis ça me fait plaisir de partager cette tournée avec toi. En plus, pourquoi t‘aurais-je proposé de venir si je n’avais pas voulu de toi ? » Il y a des jours comme ceux-ci où je suis heureuse d’être naïve. Instantanément, je séchai ma larme et lui bondis dans les bras. Puis nous décidâmes d’aller nous coucher car il était tard, et nous avions des choses à faire le lendemain.

  • Le mercredi matin, nous sommes retournées en ville faire du shopping. On a chargé les gardes du corps comme des mulets. Finalement, ils ne nous collaient pas tant que ça, et je finissais par les oublier. Enfin, seulement quand ils nous étaient inutiles. Nous répétâmes les chorégraphies et j’appris les trois quarts des mouvements de la chanson « Poker Face ». Finalement, c’était simple, tous les pas se répétaient dans toutes les chansons. Mon angoisse grandissait de jour en jour. Et dire que le concert avait lieu samedi !

  • Le jour suivant, je terminai d’apprendre la chorégraphie de Poker Face. Nous ne présenterons finalement que quatre chansons : Paparazzi, Just Dance, LoveGame et Poker Face, ce qui m’arrangeait. Stefani avait l’habitude de séparer ses chansons par des dialogues avec le public, ou par des poèmes de sa composition. Personnellement, je les trouvais un peu barbantes, ces coupures, mais ça avait au moins l’avantage de me laisser le temps de reprendre mon souffle ou de me changer. Je répétai une dernière fois les chorégraphies avant d’aller me coucher.

  • Nous préparâmes toutes les installations pour le concert le vendredi. Nous finîmes de tout monter vers 17 heures, et j’en profitai pour plonger dans la piscine du palace afin de me détendre. Je me fis masser aux jacuzzis, et en ressortant, je me sentis beaucoup mieux, malgré les bavardages incessants des petites mamies à côté de moi. Quand j’en ressortis, il faisait presque nuit noire. Stefani m’attendait dans la chambre, regardant une émission hebdomadaire sur l’écran plasma incrusté dans le mur en marbre de la chambre en fumant une cigarette. Je n’étais même pas au courant qu’elle était fumeuse … Eh bien, maintenant, je ne pourrais plus le dire.
    - Prête pour demain ? » me lança-t-elle avoir pris une bouffée.
    - A peu près », fis-je, anxieuse.
    - Bon eh bien, au lit. Demain, à 10h, on doit être à l’Astoria. » Rien que ces paroles suffirent à me faire pâlir. Je me voyais mal devant un public en délire … Ou pas. Peut-être ne serais-je qu’une tache sur scène, pour les spectateurs. J’espérai alors qu’ils ne me lancent pas de tomates. J’ouvris le gigantesque frigo qui trônait dans un coin de la pièce, et en sortis un sandwich au jambon.
    *Quel repas équilibré*, pensai-je, surprise de trouver ce genre de nourriture dans un hôtel de cette catégorie. Je l’engloutis, puis glissai à côté de Stefani dans le lit. Elle suçotait le bout de sa cigarette du bout des lèvres, pensive.
    - Tu penses à quoi ? » fis-je, curieuse.
    - A rien.
    - Ca te fait bizarre de chanter à plusieurs ?
    - Plutôt, oui. J’espère qu’on ne va pas trop se planter. » Ainsi, elle était aussi soucieuse que moi. Ca promettait.
    - On ne va pas se planter. Je connais les chansons aussi bien que toi, et les chorégraphies aussi, maintenant. » Un faible sourire s’afficha sur son visage, et je me dis que je n’étais pas de si mauvais réconfort, finalement. Ma certitude m’étonna : Je disais des choses que je pensais, pourtant je n’en avais pas l’impression …
    - Tu as raison. De toutes manières, on verra bien demain. Bon, il faut qu’on dorme, sinon demain on va être totalement à plat. » Nous nous roulâmes en boule, puis nous nous endormîmes, curieuses de savoir ce qu’il allait se passer le lendemain.

  • Le mur où défilait des images de la dernière tournée au Japon de Stefani se leva. Nous fîmes quelques pas coordonnés en avant. J'avais une confiance absolue en ma partenaire, néanmoins j'avais un trac pas possible. Mon rêve se réalisait. Maintenant. Il fallait que j'en profite, car dans quelques heures, ce passage ne serait plus qu'un souvenir. Nous entonnâmes ensemble les premières paroles de la chanson, cette chanson que j'avais rabâchée pendant si longtemps dans ma douche, devant mon ordi, dans la rue, en classe, dans mon lit. Et voilà que je la chantais devant tout le public que pouvait contenir l'Astoria. Je continuais à effectuer la chorégraphie que l'on avait répétées de si nombreuses fois ensemble, Stefani et moi. Trois pas sur la gauche, mouvement du bassin. Fuite vers l'arrière, main posée sur le mur mouvant, l'enlever avant de se faire écraser les doigts. Bond en l'air, lever de jambe ... AWW ! Une crampe ! Je continue comme si de rien n'était, à part un petit trémolo dans la voix. C'est la fin de la choré ... Je salue avec ma meilleure amie. Puis, vite, on fuit vers les coulisses pour nous changer en vue de la prochaine chorégraphie. On a un temps de 3 minutes exactement pour enfiler des robes moulantes et serrées en latex. Oh, et puis zut, pas le temps d'enfiler mes chaussures, j'irai pieds nus. Le chorégraphe m'enguirlande. Tant pis ! J'y vais pieds nus, point. Je n'ai de toutes manière pas le temps de trouver les chaussures à talons que les designers m'avaient préparés, sur mesure évidemment. Puis, je n'ai pas très bien saisi ce qui m'arriva : Une irrépressible envie de vomir, sans doute due au trac, me monta dans la gorge ; Je ne me retins pas, et splöt : Une belle flaque sur le parquet ciré du vestiaire privé que nous partagions, Stefani et moi. Je me jurai de ne plus retoucher au mélange caviar / whisky avant ma guérison. Avec Stefani nous avions l’habitude de goûter à des plats de notre composition … Puis, je faillis m'évanouir. Je fis deux pas maladroits en direction du somptueux fauteuil en velours qui se trouvait dans un coin de la loge, mais m'effondrai avant d'avoir pu l'atteindre. Je sentis des mains douces mais froides me tirer ... Stefani. Elle n'aurait pas pu monter sur scène sans moi, quitte à faire foirer le concert. *Une vraie amie ne me laissera jamais tomber ... Stefani !* Elle m'avait justement lâchée. J'atterris lourdement sur le plancher. Il faut dire aussi que je ne suis pas très légère non plus … Je sentis que l’on me posait sur une civière … Des lumières tournoyantes … Une sirène … Noir.

  • Je me réveillai en sursaut, le goût du caviar en bouche. Quel étrange rêve. Il me semble que je l’avais déjà fait … J’espérais de tout mon cœur qu’aujourd’hui, il ne se passerait pas la même chose. Stefani n’était pas réveillée, il n’était que 6h du matin, après tout. Je roulai et tombai du lit, ce que je faisais quotidiennement pour me réveiller. Seulement, chez moi, le lit se résumait à un simple matelas, donc je ne tombais pas de haut. Cette fois-ci, je manquai m’exploser trois côtes. Je boitillai vers le frigo, que nous avions sérieusement attaqué. Il restait deux bouts de fromage et une bouteille de lait, que je liquidai. Il paraît que le calcium est bon pour les os. Ca aiderait sûrement à réparer mes côtes douloureuses. Je m’en voulus un peu de ne rien avoir laissé à ma colocataire, je m’habillai donc en vitesse, sachant que je me changerais de toute manières pour le spectacle. Je revêtis un t-shirt semblable à celui à motifs zèbre, mais ce coup-ci une panthère remplaçait les rayures noires. J’enfilai à la va-vite un jean blanc, et des Converse du même turquoise que celui de mon haut décolleté. Je descendis à la réception, passai le pas de la porte du restaurant et fis :
    - Room 1022, I want a breakfast, please. » Ce coup-ci, je n’eus pas droit à Sourire d’Avril, mais à une hôtesse aimable. Elle me commanda ce que je lui dictai, et le tout arriva en moins d’une minute. Je la remerciai chaleureusement puis tournai les talons et partis presque en courant rejoindre Stefani. A mon arrivée dans la chambre, elle était réveillée, assise sur le lit, et écrivait dans un petit carnet. Elle le colla à sa poitrine pour ne pas que je le voie à mon arrivée, mais j’aperçus un coin bleu dépasser. Je ne fis pas la remarque. Je posai le plateau à côté d’elle.
    - Tiens », fis-je, « J’ai terminé le fromage tout à l’heure. » Elle me remercia avec un large sourire, puis attaqua le copieux repas. Ca me dégoûtait de voir quelqu’un manger des haricots, du bacon et même un steak dès le matin. Enfin, elle avait raison, il fallait prendre des forces, et je lui piquai un bout de son œuf au plat pour le coup. Puis, elle s’habilla, et nous quittâmes l’hôtel pour aller à l’Astoria.

  • Arrivées là-bas, nous nous fîmes presque agresser par les reporters et photographes en tous genres, malgré les lunettes noires qui masquaient la plupart de notre visage. Nous passâmes à toute vitesse vers les coulisses. Arrivées là-bas, le staff nous poussa dans une grande loge. Il y avait trois grandes armoires, une coiffeuse, et des miroirs à peu près partout sur les murs. Des fauteuils étaient situés au milieu de la pièce.
    - Bon, eh bien, on n’a plus qu’à se changer, maintenant qu’on y est. On répètera après », m’expliqua Stefani. Etrangement, mon stress était parti, et j’avais l’impression de voler très haut dans le ciel. J’enfilai le justaucorps gris piqué de roses multicolores qui partaient dans tous les sens, et du coup, me gênaient. Une maquilleuse ajustait mon corset pendant que j’essayais de rentrer dans ces espèces de chaussures à talons aiguilles argentées, pailletées et donc extrêmement brillantes et voyantes. Je me demandai comment j’allais faire pour rester debout avec ces souliers que je n’avais pas l’habitude de porter. J’arrivai tout de même à les enfiler. Quand l’employée eut fini de me saucissonner, je me mis debout. Je ne m’attendais pas du tout à me trouver parfaitement à l’aise. J’essayai de faire des bonds, de courir, de piétiner … Je m’y trouvais comme dans mes Converse.
    *Bon, je ne me casserai pas la figure cette fois-ci*, pensai-je, rassurée. On voyait mes jambes et je n’aimais pas trop ça. Non pas qu’elles soient grosses ou laides, bien au contraire, mais je me sentais nue sans mon jean. Je me dirigeai vers le studio des maquilleuses. Je me fis pomponner, peinturlurer, badigeonner de crèmes et crayons en tous genres. En ressortant de la pièce, je me demandai comment j’allais faire pour pouvoir bouger les lèvres, tellement j’étais emplâtrée dans le fond de teint et la poudre. Stefani passa en courant à côté de moi, agrippa mon bras et m’entraîna dans une salle de danse déserte. On nous passa un micro, et la musique préenregistrée de Paparazzi débuta. Je compris ce qu’il me restait à faire. Nous commençâmes à répéter. LoveGame, Just Dance, Poker Face. Encore une fois. Hors d’haleine, je filai à la buvette du stade. Mais Stefani me rattrapa et me fit sévèrement :
    - Le concert débute dans un quart d’heure … Tu n’as tout de même pas envie d’enlever tout ton rouge à lèvres ? » Je la suivis dans les nombreux couloirs pour rejoindre notre loge. Une grosse boule se forma dans mon ventre. J’avais le trac … Puis un petit coup de sonnette bref retentit dans le vestiaire. Nous réagîmes au quart de tour : Nous nous levâmes brusquement et partîmes en courant vers la scène. Là, comme dans les répétitions, nous nous installâmes dans l’espèce de coque mobile posée au centre de la scène. Nous attendîmes longtemps, très longtemps que les spectateurs se soient tous assis. Je sursautai, à moitié endormie, quand la musique débuta. Nous nous levâmes, les jambes engourdies.

  • J’oubliai toutes les paroles en moins de cinq secondes. Pourtant, je l’avais répétée assez souvent, cette chanson. Heureusement que Stefani commençait.
    - Hey, people. Welcome to the Astoria ! » fit-elle, avant de se racler la gorge.
    - I’m Lady Gaga. » Un tonnerre d’applaudissement accompagna ces paroles. Je pris la parole et annonçai :
    - Hello world. My name is Hija de la Luna. » L’accent espagnol n’allait pas vraiment avec l’accent anglais, mais il fallait faire avec.
    - We are the crowd ! We’re c-coming out ! Got my flash on it’s true, need that picture of you ! » commença Stefani de sa belle voix après que la musique ait démarré. Je repris après elle, chantant en canon. Le public, au début, ne remarqua pas ma présence. Puis des murmures indignés remplacèrent les applaudissements. Un gros nœud se forma dans ma gorge. J’avais peur que personne n’approuve mon incrustation, et je me démoralisai totalement. Mais la présence de ma meilleure amie au premier rang me remotiva. La seule vue de ce visage souriant me donna la force de continuer à débiter les paroles. J’y mis tout le cœur et le courage que j’avais. Quand Paparazzi fut terminée, un tonnerre d’applaudissements retentit. Fière de moi, je saluai, avant de me mettre en place pour LoveGame. Je continuai à danser. Stefani et moi étions parfaitement coordonnées, pour ne pas dire mieux qu’à l’entraînement. Je chantais quelques paroles seulement. Des fois, je reprenais en canon, ou alors je rajoutais des petits « Baby », ou « Huh ! », d’autres fois encore je la laissais respirer un peu en chantant à sa place. Lorsque ce fut le tour de la chanson Poker Face, j’eus un peu peur de ne pas pouvoir articuler, car les paroles s’enchaînaient rapidement. Je respirai un bon coup et entonnai le début de la chanson. Comme je dérapais un petit peu, Stefani continua. Je la remerciai d’un regard reconnaissant. Nous continuâmes de danser sur le promontoire mobile. Je trébuchai et le public sembla le remarquer, mais aucun sifflement ne se fit entendre, et j’en fus soulagée. Lorsque ce fut la fin de la chanson, nous saluâmes puis nous mîmes en place pour Just Dance. J’étais sûre de réussir cette partie, car c’était le premier air de mon idole que j’avais entendu, le premier dont j’avais été fan, le premier que j’avais appris par cœur. Je connaissais parfaitement la chorégraphie, et j’espérais que celle-ci allait plaire à la foule venue nous voir. Je n’étais plus du tout gênée par mon maquillage, mais ce qui me dérangeait, c’était qu’avec ces talons, je dépassais ma coéquipière de quelques centimètres, ce qui me donnait l’impression d’être plus importante qu’elle. Mes ongles parfaitement vernis et décorés entouraient le micro et le serraient du plus fort qu’ils le pouvaient. Pour ce coup-ci, je chantais les trois quarts du temps. Stefani ne chantait que pendant la partie où la voix est dédoublée, car je n’y arrivais désespérément pas. Je m’étais entraînée plusieurs fois chez moi à chanter sur la version instrumentale, donc j’étais très sûre de moi. Puis je me rendis compte que ce moment était unique, que je n’allais le vivre qu’une seule fois dans ma vie … Et que donc, il fallait en profiter. Alors là, je me mis à danser comme une possédée, mettant du cœur à l’ouvrage. Je rajoutai quelques touches personnelles qui plurent au public, je rajoutais des « Spin that record baby yeah » un peu partout là où je le pouvais. A la fin, si je n’avais pas eu cette tonne de maquillage sur la figure, le public et Stefani auraient vu que j’étais rouge comme une tomate, et que les chutes du Niagara avaient fait leur camp sous mes bras. Mais j’y étais allée à grands renforts d’antitranspirants. Je m’étais éclatée durant cette performance. Nous saluâmes, acclamées par la foule. J’aurais voulu rester une bonne demi-heure de plus, mais le spectacle était fini. Je quittai la scène contre mon gré. Je n’eus pas passé la porte des coulisses que ma mère me sauta dessus pour me féliciter. Camille, ma meilleure amie, ainsi qu’Alice, Charlotte et Joséphine étaient là également. Elles me firent toutes un câlin avant de s’apercevoir que je les avais trempées de sueur. Nous rîmes de concert pendant que Joséphine et Charlotte allaient quémander un autographe à Stefani. Puis, nous allâmes nous changer. J’en profitai pour prendre une douche.

  • Quand j’en ressortis, Stefani était déjà prête, ses gorilles à côté d’elle.
    - Merci pour ce concert, et à la revoyure ! » lança-t-elle.
    - Non, attends … Donne-moi au moins ton numéro, ton adresse ou ton MSN … » fis-je, ne sachant pas quoi dire pour la retenir. Elle m’écrivit tout de même son numéro et son adresse MSN, mais je doute qu’elle réponde à quoi que ce soit lorsque j’essaierai de reprendre contact avec elle. Puis elle tourna les talons et ce fut avec tristesse que je la vis s’éloigner.
    -Elle tord du popotin. » remarqua ma meilleure amie, qui s’était glissée à côté de moi sans que je m’en aperçoive. Je souris, même si j’étais capable de faire pareil jusqu’à la fin de ma vie pour rester avec elle. Puis, ma mère me retrouva. Nous prîmes le taxi jusqu’à l’hôtel afin de reprendre nos valises, puis nous repartîmes en direction de l’aéroport pour revenir en France.

  • A mon arrivée au collège, le lendemain matin, il y avait un énorme rassemblement de paparazzis devant la grande grille de l’entrée. *Je vais morfler*, pensai-je en voyant un petit groupe se diriger vers moi. J’avais mon baladeur sur les oreilles, mes lunettes noires et une casquette, mais malgré tout cet attirail, ils me reconnurent quand même. Peut-être la casquette en disait-elle trop (effectivement, une coiffe avec marqué Hija de la Luna dessus, ce n’est pas toujours très discret). Ma mère avait insisté pour que je la mette. J’aurais préféré me promener avec un parapluie par 50°C à l’ombre plutôt que de me trimbaler avec une casquette presque clignotante. Je mis une musique du style métal, bien que je déteste ça. Peut-être cela découragerait-il les photographes, qui savaient aussi bien les uns que les autres que je trouvais ce genre de musique bourrin et débile. Deux ou trois curieux abandonnèrent, le reste arriva en courant, armé de leur appareil photo, micro ou autres instruments de tortures du même style. J’accélérai le pas, comptant sur le CPE chargé de surveiller les personnes entrant dans le collège posté à la grille pour les arrêter avant qu’ils n’infiltrent carrément l’établissement. Lorsque j’eus passé le pas de la porte, une vague d’élèves arriva en courant vers moi. Je dus jouer des coudes pour accéder à mon casier tant ils me collaient. Je ne pris même pas la peine de saluer les rares filles avec lesquelles j’étais amie. Je marchai sur un ou deux pieds sans m’excuser. J’ouvris avec difficulté mon casier, pris mes affaires …
    - BON, LA, STOP !!! », hurlai-je, excédée. Ils glissaient carrément des mots à l’intérieur de mon casier, des mots de la taille d’une feuille A4 ! C’en était trop. La foule s’écarta, surprise de ma réaction. Elle attendait quoi ? Que j’aille leur faire la bise à chacun d’entre eux ? Je passai entre eux, énervée et boudeuse, pendant qu’ils me dévisageaient comme si j’allais me jeter du haut d’une falaise. Dans la bandoulière qui ne me quittait jamais, j’avais mis mon album « The Fame » qui était devenu mon objet fétiche depuis que Stefani, ou plutôt devrais-je dire Lady Gaga, désormais, avait griffonné « For my Hija de la Luna, Kisses, GAGA » de son écriture fine. C’était limite si j’entendais encore la voix provocante qu’elle avait pris pour relire ceci devant moi. Je caressai la pochette du bout des doigts comme si elle allait me sortir de là instantanément. Je me dirigeai vers quelques marches menant vers une salle, m’assis et soupirai en voyant un petit groupe de filles qui n’avait pas lâché l’affaire arriver au triple galop vers moi.
    - Quoi ?! » attaquai-je, hostile.
    - Un autographe c’est possible ? » répondit la fille du centre, prise au dépourvu.
    - Ouais, si tu veux, et après vous dégagez, OK ? » grognai-je, agacée. Je pris un stylo et écrivis en vitesse mon nom de scène et un petit  « Bisous » pour faire plus sympathique. Puis, les quatre inconnues dévalèrent les marches en hurlant :
    - On a un autographe ! Elle a accepté ! »
    - Elle, elle a un nom ! » répliquai-je, offensée.
    - Et, euh … C’est quoi ? » demanda maladroitement une petite blonde qui les suivait.
    - Oh, laisse, appelez-moi Hija de la Luna, si vous êtes débiles j’y peux rien … » soufflai-je, pas assez fort pour qu’elles entendent, volontairement. Elles partirent, et la moitié de la cour les entoura pour voir ma signature. *Ca les occupera au moins un quart d’heure, et avec un peu de chance, elles vendront leur bout de papier aux enchères*, songeai-je, m’imaginant, amusée, la scène. Je voyais bien la grande asperge hurler un montant, et la foule rajouter toujours plus d’argent. J’ouvris mon cahier de brouillon, un petit cahier bas de gamme qui avait rendu l’âme il y a longtemps, mais qui me servait encore. J’inscrivis « Hija de la Luna, Kisses » un peu partout sur une page blanche, puis découpai chaque autographe. Ca me servirait pour les autres lourdingues qui auront envie de m’agacer. J’étais tellement dans mes pensées que je n’avais pas entendu la sonnerie toute en arpèges que chaque élève fredonnait au moins trois fois par jour …

  • Toute la journée, je me fis agresser par les fans, ou les non-fans qui étaient juste fiers d’avoir une star dans leur collège. Je renvoyais la plupart aller se faire sonner les cloches, et je distribuai les petits morceaux de papier à tout le reste. Même en cours de français, la moitié de la classe s’était battue pour s’asseoir à proximité de mon bureau. Sur le chemin du retour, les passants se mettaient aussi à m’aborder dans la rue. Comme je ne suis pas du genre à désobéir, ni être désagréable ou malpolie avec un adulte, je signai autant de fois qu’ils me le demandèrent. Je passai le pas de la porte de chez moi et m’écroulai sur mon lit. Je roulai sur le dos, cherchant mon portable. J’appuyai sur une touche, et dans un petit bip, l’écran afficha : « 71 nouveaux messages ». Je pris le temps de tous les lire. L’un affichait « J’adore ton look », l’autre « J’adore ton style », et le reste se résumait à « Je t’aime », « Je rêve d’avoir un autographe de toi, tu m’en fai un ? », ou même « Je te déteste sale **** ». Couic ! 71 messages supprimés. Je soupirai en voyant marqué à l’écran « Un nouveau message vocal ». J’eus bien envie de le supprimer directement, mais quelque chose me disait que j’avais intérêt à l’écouter.
  • J’appuyai sur la touche OK, puis collai le combiné à mon oreille.
    - Aujourd’hui à 16h05 », annonça la voix si agaçante que tout le monde ne connaît que trop bien. Puis, une voix familière prit la parole dans un français maladroit :
    - Bonjour, Gina. Vu notre succès, je te propose de … » Des chuchotements se firent entendre, comme si quelqu’un lui dictait ce qu’elle avait à dire. « J’aimerais beaucoup … Faire un ablum en ta compagnie. Kisses. » Elle me donna ensuite un numéro auquel répondre. Malgré qu’elle ne se soit pas présentée, je reconnus à la première seconde de qui il s’agissait. C’était la bonne nouvelle de la journée que j’attendais. J’appuyai sur le bouton raccrocher, puis songeai à la réaction de ma mère. Mes parents n’aimaient pas Stefani. Il était vrai qu’elle était déjantée, et surtout très, très vulgaire. C’était pour ça que je l’admirais. Tant pis ! Ce disque, j’allais l’enregistrer, coûte que coûte. Je lâchai mon portable qui atterrit lourdement sur le matelas. Il pesait dix tonnes, ce portable. Mais il était résistant et pratique. Mon fond d’écran ? Je vous laisse deviner à quoi il ressemblait. Je me levai d’un bond, soupirai puis écarquillai les yeux, réalisant enfin que j’allais revivre un rêve. Je me mis à courir dans le couloir, prise d’une soudaine euphorie. Je fis quatre fois le tour de l’appartement au triple galop, pleurant de joie. Je riais si fort que lorsque j’entrai dans le bureau, là où mon lapin restait enfermé, il se releva en sursaut. Je voulus le caresser, mais comme à son habitude, il fuit à mon approche. A ce moment, j’aurais été capable d’embrasser une hyène, ça ne m’aurait pas plus dérangée que de devoir gratter le dos d’un chat. Dans ma course, je me pris le pied dans un câble qui traînait là, m’affalai de tout mon long sur le lino. Mais ce n’était pas ça qui allait me gâcher la soirée. Je me relevai rapidement, puis pris mon élan avant de sauter sur le lit. J’atterris lourdement sur le ventre, ce qui me coupa le souffle. Je clignai des yeux, un peu étourdie. Je joignis mes mains, puis les fis tourner, comme pour m’échauffer les poignets. Je me retournai sur le flanc, fermai les yeux puis commençai à rêver à l’enregistrement du CD. Stefani vint me chercher, apparaissant dans un nuage de brume …


  • Oui, c’était bien une nouvelle vie que je débutais là.

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Mar 24 Nov - 4:59

je lit tout de suite sa a l'air dément What a Face !!
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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Mar 24 Nov - 7:37

Je l'ai commencé.
Les chutes du Nirvana XDDD

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Mar 24 Nov - 10:02

Ou ça déjà ? ^^"

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Mer 25 Nov - 1:33

Vers la fin du concert je crois.
C'était fait exprès ?

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Mer 25 Nov - 8:24

Ah ouais.
De quoi qu'est fait exprès ?

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Ven 27 Nov - 4:00

bin que t'es mise le nom d'un groupe de musique au lieux des plus grandes chutes du monde xD
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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Ven 27 Nov - 8:33

Nirvana ♥
A l'origine, c'est pas le nom d'un groupe de musique, c'est un principe bouddhiste sur le bonheur parfait lié à la paix intérieure. Bwouaif.

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Sam 28 Nov - 7:34

Pas exprès j'étais dans l'cirage c'coup là.

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Mar 1 Déc - 9:06

lol ! xD ya de ces noms tortues parfois -_-' !!
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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Mar 1 Déc - 10:02

C'est clair -_-'

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Mar 1 Déc - 23:58

oah le pavé !

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ooh, vous vous souvenez ? Le concours de paquets de gâteaux ...
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Tagada dans la vodka !!
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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Mer 2 Déc - 1:16

Ca s'appelle une HISTOIRE.
Répète après moi.
HI - STOIRE.

Ou sinon une NOUVELLE.
NOUUU - VEEEELLE.

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Mer 2 Déc - 5:42

Pa-vé

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Mer 2 Déc - 8:31

NOU-VELLE x)

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Ven 4 Déc - 4:10

c'est la même chose !-_-' apart que pavé c'est un nom plus familier ...
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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Ven 4 Déc - 21:08

Ouais bon bref c'est pô la quantité c'est la qualité OK ?

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Sam 12 Déc - 7:28

C'est pas toi qui a dit un jour qu'il fallait faire les deux ?
Et puis vous êtes pénibles avec votre notion de pavés. La société veut déjà réduire la créativité et l'art au stade de haricot, alors, si Vody a envie d'écrire beaucoup, elle écrit beaucoup U_U
Vous devriez en faire de même d'ailleurs.
*repense aux chutes du Nirvana*
*imagine Tomato qui tombe des chutes du Niagara*
O_O''
Et je crois qu'à un moment tu as écrit "it's strange, no ?" et ça veut rien dire.
Mince alors, maintenant elle va épier mes fautes.
*sors*

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Sam 12 Déc - 21:13

Fais pareil on en reparle après

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Dim 13 Déc - 2:56

Waaaa c'est super !! *0*
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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Jeu 24 Déc - 0:58

C'est super bien écrit !! Mais c'est long ... J'ai du lire 3 paragraphes.

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Jeu 24 Déc - 1:33

Merci =)

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Ven 5 Fév - 23:01

Faudrait peut-être que je poste ma candidature O_O
Vous allez devoir attendre que je finisse mon livre, et je vous obligerai à le livre en entier .

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Sam 6 Fév - 4:35

Arrh non pas ça pitié

Cooool =D

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MessageSujet: Re: Ma Candidature au Concours.   Dim 7 Fév - 0:33

Hum... je vais peut-être participer... ou peut-être pas...
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